Accueil Le fil d'actualités sur les énergies nouvelles
|
|
Le fil d'actualités sur les énergies nouvelles |
|
Enerzine.com - Solaire - news
|
-
Le solaire thermique français enregistre une légère baisse en 2011
Selon le Syndicat des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques, le marché du solaire thermique en France métropolitaine pour l'année 2011 a enregistré une baisse de 2% en surface installée par rapport à 2010 et la progression du solaire en collectif (+30%) compense en grande partie le recul en résidentiel individuel. Pour la première fois, plus de 100 000 m² de capteurs (soit 0,7 MWth) ont été installés sur le segment du solaire thermique collectif. Le marché du chauffe-eau solaire individuel et du système solaire combiné poursuit la même tendance depuis 2009, avec une baisse des surfaces installées pour ces deux applications, respectivement de 15 % et 24%.
Avec 250 000 m² d’installations réalisées en 2011 en métropole, nous n’atteindrons définitivement pas l’objectif d’un marché annuel d’un million de m² installés en 2012, contenu dans la Programmation Pluriannuelle d’Investissement dans la chaleur renouvelable.
Les chiffres du solaire thermique 2011 (ENERPLAN**)
D'après les statistiques fournies les adhérents , le marché du solaire thermique métropolitain est évalué en décroissance pour 2011 de 2 % par rapport à 2010. Ainsi, moins de 31 800 CESI - Chauffe-Eau Solaires Individuels (contre 33 800 en 2010) et moins de 1 800 SSC ? Systèmes Solaires Combinés (contre 2 300 en 2010) ont été installés. Les installations d'eau chaude solaire collectives enregistrent quant à elles, une croissance de 30 %. En 2010, ce sont 103 800 m² qui ont été installés dans les bâtiments collectifs (contre 79 300 m² en 2010).
Le marché solaire thermique 2010 de France métropolitaine s’élèverait à presque 251 000 m² (256 000 m² en 2010), soit 179,2 MWth installés.
** Association professionnelle de l'énergie solaire
-
La technologie solaire IQSUN récompensée au salon EnerGAIA
Cocorico. Le Jury d'experts du salon ENERGAIA, l'un des plus grands salon français dédiés aux professionnels des énergies renouvelables, a décerné le trophée « OR Innovation » à la technologie IQSUN. « C'est une bonne reconnaissance du travail accompli par nos équipes d'ingénieurs et cela accélère notre activité commerciale » a annoncé Jean-Yves Le Roux, le PDG de SOLAIREMED.
SOLAIREMED est une société française spécialisée dans les technologies qui améliore notablement la rentabilité des installations photovoltaïques. D'ailleurs, cette dernière vient d'annoncer la prochaine disponibilité des premiers panneaux solaires équipés de sa technologie IQSUN OPC. Selon les installations, "la production de ces panneaux sera de 25 à 45% supérieure aux panneaux conventionnels" a t-elle précisé dans un communiqué.
Concrètement, la technologie brevetée IQSUN regroupe en un seul produit trois fonctionnalités :
Optimiseur (pour limiter les pertes causées par l'ombrage et les différences de performances "mismatch"),
Protecteur (pour prévenir le vol et proposer une « Sécurité Pompier » efficace),
Compensateur (pour permettre au panneau de conserver sa puissance maximale pendant 20 ans et compenser les pertes de production liées à l'élévation de température des modules).
Après le soutien d'OSEO, de la région PACA et de l'état Français (PAT RDI), "la reconnaissance de cette nouvelle solution photovoltaïque par le jury du salon ENERGAIA démontre l'intérêt de ce système pour les installations photovoltaïques de toutes tailles, du particulier aux grandes centrales" a souligné la société.
Dans cette période récente ou le prix de rachat de l'électricité ne cesse de baisser, cette innovation permet de retrouver "de meilleurs niveaux de rendements financiers" sur les installations photovoltaïques, tout en les "sécurisant de façon optimale".  L'électronique embarquée de la technologie IQSUN se positionne directement dans les boites de jonction intégrées aux panneaux photovoltaïques.
Les premiers panneaux photovoltaïques intégrant cette technologie seront commercialisés à partir de mars 2012.
-
Une protéine végétale pour fabriquer de l'électricité
Les panneaux photovoltaïques fabriqués à partir d'éléments végétaux pourraient un jour servir d'alternative simple et peu coûteuse aux capteurs solaires traditionnels. Un moyen totalement nouveau d'aborder le photovoltaïque vient d'être développé grâce à une étroite collaboration entre le Massachussets Institute of Technology (MIT) et l'EPFL. En utilisant la protéine nécessaire à la photosynthèse chez les végétaux, un chercheur du MIT, Andreas Mershin a mis au point un moyen de produire du courant électrique. Il vient ainsi d'ouvrir la voie à une nouvelle façon simple et peu coûteuse de reproduire l'énergie solaire. Ces recherches viennent compléter les travaux commencés il y a huit ans par Shuguang Zhang dans le Center for Biomedical Engineering du MIT et le professeur Michael Graetzel de l'EPFL. Elles seront publiées cette semaine dans le journal scientifique en libre accès Scientific Reports.
Lors de ses premières recherches, Shuguang Zhang était parvenu à isoler un grand nombre de molécules, regroupées sous le nom de photosystème-I (PS-I), les minuscules structures d'une cellule végétale, qui permettent la photosynthèse. Le chercheur et ses collègues ont extrait le PS-I de plantes et l'ont stabilisé chimiquement, puis ils en ont déposé une couche sur un substrat de verre. Ce dispositif s'est révélé capable de produire du courant électrique lorsqu'il est exposé à la lumière, comme une cellule solaire classique. L'étape suivante consistait à trouver un moyen d'amplifier ce courant.
Dans le laboratoire de Michael Graetzel, Andreas Mershin est arrivé à adapter un substrat photovoltaïque bien plus efficace pour absorber la lumière solaire. Ce substrat est comparable à celui utilisé dans les cellules solaires à colorant, dites « cellules Graetzel », spécialité de ce laboratoire, mais la substance PS-I est radicalement différente du colorant utilisé habituellement. Le défi apporté par une telle modification a permis d'améliorer également ces cellules solaires à colorant, en particulier grâce au développement d'un mécanisme qui transporte les électrons plus efficacement entre les extrémités des pôles, comme dans une pile.
Une « forêt » de nanofils
Andreas Mershin a en effet pu créer une minuscule « forêt » de nanofils d'oxyde de zinc (ZnO), ainsi qu'une nanostructure de dioxyde de titane (TiO2) de type spongieux, enrobée d'une matière organique dérivée de bactéries, chargée de capter la lumière. Les nanofils ont servi non seulement de support pour la matière organique, mais aussi de câbles pour véhiculer les électrons produits par les molécules à l'intérieur de la couche de matière organique, à partir desquels celle-ci pourrait être reliée à un circuit. « C'est une sorte de nano-forêt électrique », explique le chercheur.
Selon lui, le procédé a été tellement simplifié que pratiquement n'importe quel laboratoire pourrait le reproduire ? y compris des laboratoires de sciences à l'université, et même dans les écoles ? permettant aux chercheurs partout dans le monde de commencer à étudier ce procédé et de proposer d'autres perfectionnements. « L'efficacité du nouveau système est 10 000 fois supérieure à la version précédente, bien qu'il ne convertisse pour l'heure que 0,1% de l'énergie solaire en électricité. Cependant, 1 à 2 pour-cent d'efficacité seront suffisants pour que l'on puisse imaginer une utilisation commerciale, car les ingrédients ne coûtent presque rien et le procédé de fabrication est particulièrement simple », précise Andreas Mershin.
Ces recherches ont été financées en partie par une subvention sans restriction octroyée par la société Intel et ont aussi bénéficié de la participation de chercheurs de l'University of Tennessee.
-
Le méga-projet photovoltaïque du Beaucaire abandonné par EDF ?
EDF EN, la filiale d'EDF spécialisée dans les énergies renouvelables semble avoir abandonné le projet d'implantation d'une centrale photovoltaïque géante dans la plaine gardoise de Beaucaire, en Camargue. Alors que la centrale était initialement prévue pour être installée sur plus de 700 hectares de rizières, EDF EN a finalement décidé de retirer la demande de permis de construire auprès de la préfecture du Gard.
Le projet titanesque du Beaucaire aurait réclamé d'importantes ressources dont un investissement financier dépassant les 650 millions d'euros. En contrepartie, la centrale solaire d'une puissance de 261 mégawatts crête (MWc) aurait dans un premier temps créé localement "des centaines d'emplois" durant la construction avant de générer à terme suffisamment d'électricité pour alimenter 160.000 foyers à l'horizon 2013.
La baisse de rentabilité occasionnée par un tarif d'achat de l'énergie photovoltaïque plus faible, associée aux réserves émises par les différentes commissions administratives d'enquête, notamment sur l'impact environnemental que représente ce type de projet sur un site naturel de Camargue auront donc eu raison d'EDF.
Pour autant, le maire divers droite de Beaucaire, Jacques Bourbousson ne baisse pas les bras et continue de croire à ce projet. Selon lui, "le retrait est momentané. Un autre permis sera déposé d'ici juillet". [ Photo : centrale photovoltaïque des Mées - Alpes de Haute Provence ]
-
Q-Cells sauvé in extremis de la faillite par ses créanciers
Q-Cells, l'allemand fabricant de cellules photovoltaïques en grande difficulté de trésorerie a annoncé mercredi avoir trouvé un compromis avec ses créanciers, dans la mesure où ces derniers vont prendre le contrôle d'au moins 95% des actions, en échange d'un abandon de dettes correspondantes. L'industriel allemand s'engage dans un premier temps à rembourser 20 millions d'euros aux détenteurs des obligations qui arrivent à échéance à la fin du mois de février, soit 10% de la valeur totale des titres. Les créanciers s'engagent pour leur part à renoncer à leurs titres obligataires couvrant les échéances 2012, 2014 et 2015 en échange de quoi, ils vont prendre possession de la société (soit environ 95% du du capital actions émis par Q-Cells).
On apprend par l'AFP, que les trois dettes cumulées représentent une valeur de 580 millions d'euros et que les créanciers constituent des investisseurs institutionnels sans plus de précisions.
Par ailleurs, Q-Cells entend récupérer un montant de 200 millions d'euros sur plusieurs années, par les seules cessions d'actifs et cela dans le but de les reverser à ses créanciers.
A cette annonce, le cours de l'action Q-Cells a bondi de 34% à 0,45 euros (15H00), une hausse toutefois marginal dans la mesure où l'action avait tutoyé les 100,00 euros en décembre 2007.
Un analyste de Warburg Research cité par l'agence Dow Jones Newswires rappelle que "si le sauvetage est à première vue une bonne nouvelle, il s'agit en réalité d'un désastre pour les actionnaires, puisque ceux-ci vont voir leur part du capital réduite à seulement 5%." La société a d'ailleurs convoqué ses actionnaires le 9 mars prochain afin de les informer que les fonds propres sont devenus négatifs.
Créée en 1999 et implantée dans une zone industrielle de l'ancienne Allemagne de l'est, la compagnie Q-Cells emploie actuellement 2.400 personnes dans le monde. La filiale française comprend des bureaux commerciaux en Région Parisienne et à Marseille, ainsi qu'un bureau d'étude à Lyon.
|
|
|
|
Fauxtouvoir c'est aussi :
|